Revenir au site

Écrire à quatre mains

David & Guillaume

C’est l’expression consacrée pour signifier qu’on écrit à deux, qu’on a choisi l’altérité littéraire pour entrer dans l’arène vide et écrire le monde.

Mais écrit-on à deux mains, lorsqu’on est seul ? Une main frotte le stylo sur la page, une autre main déverse du café dans la gorge ? Ou, plus moderne : deux mains tapotent les deux moitiés du clavier ?

Et lorsqu’on écrit à deux, est-ce vraiment de mains dont il s’agit ? Écrire n’a souvent pas grand-chose à voir avec l’acte d’enfoncer une touche d’ordinateur, ou de faire rouler une bille d’encre sur une feuille de papier. Écrire est semblable à respirer, nous confie Paul Valery. Alors, respirer à deux ? Oui ! David, inspiration… Guillaume, expiration ! David veut de l’air. Guillaume inspire à son tour, David expire puis renait à la prochaine respiration ! L’écriture, c’est comme la marche à pied, moins on y pense, meilleur c’est ! ajoute Madeleine Chapsal. Alors pied gauche, je commence, pied droit, tu enchaînes ; et on recommence.

Pour nous, l’écriture est duale. Elle ne nous plonge pas dans un vertigineux jeu de fractales. Sensibilité contre sensibilité, argument contre argument, émotion contre émotion, elle progresse par bonds. La fiction naît de la friction de deux personnalités silex. Du feu, on extrait le sens. Qui nourrit notre amitié.

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OKAbonnements générés par Strikingly